Si je vous disais LE master...
Par Quentin, lundi 15 février 2010 à 17:55 :: Les confidences de Quentin :: #32 :: rss
Si je vous disais LE master, ce serait parfaitement d’actualité puisque c’est aujourd’hui – là maintenant en ce moment même où je vous écris cette ligne de mots sur quoi vos yeux s’avancent – que Simon s’en va du même pas porter les mixes au studio de mastering.
Pour les retardataires et les nouveaux venus, dans un précédent billet j’ai déjà expliqué ce que sont des mixes et un master, et vous conviendrez sans doute que je ne peux pénaliser tout le monde d’une redite, au prétexte que vous êtes nouveaux ou retardataires. Il est vrai aussi, concédons-le, qu’on ne saurait exclure l’hypothèse que certains parmi vous, très chers et très fidèles lecteurs, aient pu avec le temps, sinon oublier du moins flouter quelque peu ces notions, qu’une légère redite permettrait d’astiquer jusqu’à la parfaite netteté qui mettrait tout le monde en mesure de comprendre de quoi que je vous cause.
Le master, Simon vous en parlerait mieux que moi, mais il a justement mieux à faire en ce moment puisqu’il est précisément – je viens de vous le dire en préambule – sur le chemin du studio de mastering. Car il y a des studios de mastering. Où on ne fait que ça, masteriser des mixes pour en faire des masters pour fabriquer des albums.
Simon vous en parlerait pendant des heures. Simon adore parler du mastering. Hier dimanche on était précisément au café le Dalou, à Nation, avec Lionel et Simon. Et il nous parlait du mastering.
Simon vous parle du mastering avec une telle intensité, un tel plaisir, qu’à l’écouter un quart d’heure on finit par se demander si on n’a pas gâché sa vie tout ce temps qu’on a passé pour rien, à totalement ignorer ce qu’était le mastering. Simon vous parlant du mastering, c’est Luchini jouant sur La Fontaine. Les curés nous parleraient du Bon Dieu comme Simon du mastering, il faudrait vite nous construire des cathédrales avec séances en multiplexe pour contenir nos foules assoiffées de transcendance.
On peut légitimement, et sans rien exagérer du tout, se demander si Simon n’est pas devenu le guitariste qu’on sait, au seul prétexte d’un jour pénétrer le saint des saints du cœur nucléaire de l’industrie du disque : le mastering.
À écouter Simon, à le suivre, on se sent dans un couloir sous-terrain mené par la main vers un mystère. Tout juste s’il n’a pas la lampe au front. La voix se fait basse, discrète, comme pour révéler un secret, et les mains font des signes. Quand finalement le coin du voile se soulève… suffit de le regarder s’émoustiller, on sait qu’on y est, n’y a pas d’erreur possible, on y découvre de loin un univers vaste comme un ciel, infini comme le dedans de la matière, on est prié de s’essuyer les godillots sur le paillasson, on entre dans... LE SON.
La seule et dernière fois que je suis entré dans un studio de mastering, c’était il y a un peu plus de 20 ans. La préhistoire, vous me direz. Sans doute, mais déjà la pièce ressemblait à une clinique futuriste et le technicien en blouse blanche à un neurochirurgien ; genre de mec qui rêve de te scanner en te serrant la main et dont tu sens qu’il aurait fini serial killer s’il avait raté ses études.
Au fond, le technicien, je parie, se fout du mastering, comme le neurochirurgien se fout de la microchirurgie. C’est ton cerveau qui passionne le neurochirurgien, et c’est LE SON qui titille l’obsessionnelle curiosité du technicien ou qui fait saliver d’avance le Simon à l’idée de passer du temps à décortiquer chaque élémentaire particule du futur album de Lionel Langlais.
Quelle part la passion de Simon pour le son et le mastering aura-t-elle dans le succès de Lionel Langlais ?
Pour vous en faire une première idée, allez écouter les titres que Lionel vient de mettre en place ici même sur son blog ou sur sa page myspace. Ceux-là sont pré-mastérisés. Les mêmes titres mastérisés, sortis de la clinique, seront en ligne sans doute à la fin de la semaine.
Perceptible ou non, la différence y sera. Et elle y sera effective.
Comme, dans le monde de la chanson, la présence encore imperceptible de Lionel est d’ores et déjà effective, si l’on s’en tient au nombre croissant de vos quotidiennes visites dans ce blog.
Au fait, pour vous en remercier, voici en cadeau l’ordre des titres tel qu’il apparaîtra sur le futur album :
1 Ah ! La vie
2 Le gros camion
3 Les mots de trop
4 L'amour enfin
5 Le chat looké matou rappeur
6 La rue des Oiseaux
7 Let's go dans l'eau
8 Y'a des jours
9 In extremis
10 Ta Sophie
11 Toutes les hommes sont belles
12 Sous des fleurs et du vent
13 Ma vraie vie
Et, confidence pour confidence, je vais, dès la semaine prochaine, démarcher avec LE master les labels. Je vous raconterai au fur et à mesure mes rendez-vous. Et sans rien vous cacher…
En attendant, n’oubliez pas que chaque samedi Lionel chante au Darius Milhaud (Paris 19 Porte de Pantin)
Amitiés,
Quentin
Pour les retardataires et les nouveaux venus, dans un précédent billet j’ai déjà expliqué ce que sont des mixes et un master, et vous conviendrez sans doute que je ne peux pénaliser tout le monde d’une redite, au prétexte que vous êtes nouveaux ou retardataires. Il est vrai aussi, concédons-le, qu’on ne saurait exclure l’hypothèse que certains parmi vous, très chers et très fidèles lecteurs, aient pu avec le temps, sinon oublier du moins flouter quelque peu ces notions, qu’une légère redite permettrait d’astiquer jusqu’à la parfaite netteté qui mettrait tout le monde en mesure de comprendre de quoi que je vous cause.
Le master, Simon vous en parlerait mieux que moi, mais il a justement mieux à faire en ce moment puisqu’il est précisément – je viens de vous le dire en préambule – sur le chemin du studio de mastering. Car il y a des studios de mastering. Où on ne fait que ça, masteriser des mixes pour en faire des masters pour fabriquer des albums.
Simon vous en parlerait pendant des heures. Simon adore parler du mastering. Hier dimanche on était précisément au café le Dalou, à Nation, avec Lionel et Simon. Et il nous parlait du mastering.
Simon vous parle du mastering avec une telle intensité, un tel plaisir, qu’à l’écouter un quart d’heure on finit par se demander si on n’a pas gâché sa vie tout ce temps qu’on a passé pour rien, à totalement ignorer ce qu’était le mastering. Simon vous parlant du mastering, c’est Luchini jouant sur La Fontaine. Les curés nous parleraient du Bon Dieu comme Simon du mastering, il faudrait vite nous construire des cathédrales avec séances en multiplexe pour contenir nos foules assoiffées de transcendance.
On peut légitimement, et sans rien exagérer du tout, se demander si Simon n’est pas devenu le guitariste qu’on sait, au seul prétexte d’un jour pénétrer le saint des saints du cœur nucléaire de l’industrie du disque : le mastering.
À écouter Simon, à le suivre, on se sent dans un couloir sous-terrain mené par la main vers un mystère. Tout juste s’il n’a pas la lampe au front. La voix se fait basse, discrète, comme pour révéler un secret, et les mains font des signes. Quand finalement le coin du voile se soulève… suffit de le regarder s’émoustiller, on sait qu’on y est, n’y a pas d’erreur possible, on y découvre de loin un univers vaste comme un ciel, infini comme le dedans de la matière, on est prié de s’essuyer les godillots sur le paillasson, on entre dans... LE SON.
La seule et dernière fois que je suis entré dans un studio de mastering, c’était il y a un peu plus de 20 ans. La préhistoire, vous me direz. Sans doute, mais déjà la pièce ressemblait à une clinique futuriste et le technicien en blouse blanche à un neurochirurgien ; genre de mec qui rêve de te scanner en te serrant la main et dont tu sens qu’il aurait fini serial killer s’il avait raté ses études.
Au fond, le technicien, je parie, se fout du mastering, comme le neurochirurgien se fout de la microchirurgie. C’est ton cerveau qui passionne le neurochirurgien, et c’est LE SON qui titille l’obsessionnelle curiosité du technicien ou qui fait saliver d’avance le Simon à l’idée de passer du temps à décortiquer chaque élémentaire particule du futur album de Lionel Langlais.
Quelle part la passion de Simon pour le son et le mastering aura-t-elle dans le succès de Lionel Langlais ?
Pour vous en faire une première idée, allez écouter les titres que Lionel vient de mettre en place ici même sur son blog ou sur sa page myspace. Ceux-là sont pré-mastérisés. Les mêmes titres mastérisés, sortis de la clinique, seront en ligne sans doute à la fin de la semaine.
Perceptible ou non, la différence y sera. Et elle y sera effective.
Comme, dans le monde de la chanson, la présence encore imperceptible de Lionel est d’ores et déjà effective, si l’on s’en tient au nombre croissant de vos quotidiennes visites dans ce blog.
Au fait, pour vous en remercier, voici en cadeau l’ordre des titres tel qu’il apparaîtra sur le futur album :
1 Ah ! La vie
2 Le gros camion
3 Les mots de trop
4 L'amour enfin
5 Le chat looké matou rappeur
6 La rue des Oiseaux
7 Let's go dans l'eau
8 Y'a des jours
9 In extremis
10 Ta Sophie
11 Toutes les hommes sont belles
12 Sous des fleurs et du vent
13 Ma vraie vie
Et, confidence pour confidence, je vais, dès la semaine prochaine, démarcher avec LE master les labels. Je vous raconterai au fur et à mesure mes rendez-vous. Et sans rien vous cacher…
En attendant, n’oubliez pas que chaque samedi Lionel chante au Darius Milhaud (Paris 19 Porte de Pantin)
Amitiés,
Quentin







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