Si je vous disais le master suite et fin
Par Quentin, mardi 9 mars 2010 à 19:20 :: Les confidences de Quentin :: #33 :: rss
Si je vous disais le master suite et fin, ce serait pour évidemment vous annoncer que ça y est cette fois c’est fait, qu’on le tient qu’on l’a, qu’il est à nous plus vrai que vrai dans la popoche LE master quiquequoidont je vous parlais dans ma dernière confidence, dans ce même blog où se trouvent et se retrouvent les celles et ceux qui suivent les pas à pas de Langlais le chanteur qui rit qui pleure.
Quoi ? Seulement maintenant le master ?? Que ça fait déjà quasiment trois semaines que Simon était censé se pointer au fameux studio de mastering avec les mixes ??? Trois semaines pour un master ? Non mais on se fout de nous là !
Bon, d’abord, c’est pas la peine de s’énerver. Je vous ai toujours dit que je vous dirais tout, et je vais tout vous dire. Donc on se calme. D’ailleurs, en passant, Lionel a horreur qu’on monte le ton comme ça devant lui, et je sais qu’il tient à ce que son blog soit doux comme un jardin sans ronces et convivial comme un sourire aux anges.
Cela dit, je vais pas le nier : je savais que ces trois semaines allaient vous paraître excessivement longues et que, pour la plupart anxieux tourmentés à vous ronger les sangs, vous alliez très certainement aller imaginer des choses horribles.
Moi-même j’ai fait une nuit le cauchemar de Simon perdu en forêt de Fontainebleau (le studio de mastering est à Fontainebleau). Tenant les précieux mixes sous son blouson, bravant le froid, il se cognait d’épuisement à des arbres centenaires qui se moquaient de lui tandis qu’une voix intérieure, stridente et fausse, lui chantait à tue-tête « j’veux l’ gros camion dans la vitrine !! ». Soudain, un guide mystérieux se présenta devant lui et le mena jusqu’à un abri sous-terrain, gardé par quatre molosses toutes dents dehors et enchaînés à des pieux en fer forgé. Une porte s’ouvrit, comme en glissant, une lumière aveuglante lui explosa littéralement à la figure, le projetant ventre à terre. Il sentit une main gantée glisser sous le blouson pour lui voler les mixes. Rejeté du blockhaus comme une pelure, il erra des jours et des nuits, se nourrissant de glands et de fougères, et ne se trouvant pas du tout le courage de rentrer pour enfin avouer l’incroyable mésaventure à Lionel. Des loups, chassés jusqu’ici par le réchauffement climatique, entreprirent de l’adopter et de l’initier à la vie en meute. C’est comprenant que le chef de la meute projetait en sus de le fiancer à la femelle nouveau-née, qu’il poussa le hurlement affreux qui me réveilla en sursaut.
Mon premier réflexe fut évidemment d’en référer à la gendarmerie la plus proche. En effet, nous étions sans nouvelles de Simon depuis une semaine, sa messagerie était pleine, et mon inconscient ne m’a jamais embarqué dans pareille dinguerie sans raison prémonitoire (dans ma toute dernière en date, le patron d’une Major portant le nom d’une grosse bisbille napoléonienne, me demanda, à genoux et devant tout son personnel interloqué, la permission de le laisser signer Lionel en exclusivité et à vie…).
J’étais sous ma douche, et donc pas encore sur le chemin de la gendarmerie, quand Lionel m’appela. Il venait miraculeusement d’avoir des nouvelles de Simon…
Je lui demandai de me laisser quelques instant afin de me préparer au pire, alla m’asseoir dans un fauteuil, à cause des accoudoirs qui m’empêcheraient éventuellement de tomber plus bas encore :
— Je t’écoute…
— He ben voilà, en fait tout va bien, c’était rien, enfin c’est juste que Simon a eu un gros rhume…
— Pardon ??
— Il a eu un rhume…
— Un rhume ???
— Ben oui, un rhume !
— Mais enfin Lionel, tu te rends bien compte ?? J’allais à la gendarmerie, là, Lionel !! Des centaines de personnes attendent sur ton blog des nouvelles de ton master !!! Je leur ai dit que c’était pour y a déjà quinze jours !!! Et toi tu me parles d’un rhume !!!
Là-dessus, il me raccroche au nez (je vous l’avais dit, il a horreur qu’on monte le ton).
Je vous imagine, là maintenant, éberlués comme je l’ai été : un rhume….
À quoi ça tient, une machine hypersophistiquée, un technicien hyperaupoint, un Simon hyperfeuillupointu… Un microbe de rien du tout dans tout ça et tout est dit : le microbe dans le nez de Simon fait son miel, bouche les conduits, se fabrique là-dedans son abri bien au chaud calfeutré, monte le thermostat, et voilà le Simon fiévreux sourd comme un pot, et du même coup le mastering remis à plus d’une semaine plus tard.
Mais fini le suspens avec vos nerfs : l’événement a eu lieu lundi à 18 h12. Simon a remis LE master à Lionel qui l’a tout de suite placé en lieu sûr.
Et c’est comme ça que depuis ce matin, en ligne ici même et sur le myspace, vous pouvez écouter des titres enfin masterisés.
Et... toute dernière nouvelle en date : j’ai rendez-vous chez Wagram jeudi à 16 h !!!
Je vous tiens au courant. Promis
Quentin
Quoi ? Seulement maintenant le master ?? Que ça fait déjà quasiment trois semaines que Simon était censé se pointer au fameux studio de mastering avec les mixes ??? Trois semaines pour un master ? Non mais on se fout de nous là !
Bon, d’abord, c’est pas la peine de s’énerver. Je vous ai toujours dit que je vous dirais tout, et je vais tout vous dire. Donc on se calme. D’ailleurs, en passant, Lionel a horreur qu’on monte le ton comme ça devant lui, et je sais qu’il tient à ce que son blog soit doux comme un jardin sans ronces et convivial comme un sourire aux anges.
Cela dit, je vais pas le nier : je savais que ces trois semaines allaient vous paraître excessivement longues et que, pour la plupart anxieux tourmentés à vous ronger les sangs, vous alliez très certainement aller imaginer des choses horribles.
Moi-même j’ai fait une nuit le cauchemar de Simon perdu en forêt de Fontainebleau (le studio de mastering est à Fontainebleau). Tenant les précieux mixes sous son blouson, bravant le froid, il se cognait d’épuisement à des arbres centenaires qui se moquaient de lui tandis qu’une voix intérieure, stridente et fausse, lui chantait à tue-tête « j’veux l’ gros camion dans la vitrine !! ». Soudain, un guide mystérieux se présenta devant lui et le mena jusqu’à un abri sous-terrain, gardé par quatre molosses toutes dents dehors et enchaînés à des pieux en fer forgé. Une porte s’ouvrit, comme en glissant, une lumière aveuglante lui explosa littéralement à la figure, le projetant ventre à terre. Il sentit une main gantée glisser sous le blouson pour lui voler les mixes. Rejeté du blockhaus comme une pelure, il erra des jours et des nuits, se nourrissant de glands et de fougères, et ne se trouvant pas du tout le courage de rentrer pour enfin avouer l’incroyable mésaventure à Lionel. Des loups, chassés jusqu’ici par le réchauffement climatique, entreprirent de l’adopter et de l’initier à la vie en meute. C’est comprenant que le chef de la meute projetait en sus de le fiancer à la femelle nouveau-née, qu’il poussa le hurlement affreux qui me réveilla en sursaut.
Mon premier réflexe fut évidemment d’en référer à la gendarmerie la plus proche. En effet, nous étions sans nouvelles de Simon depuis une semaine, sa messagerie était pleine, et mon inconscient ne m’a jamais embarqué dans pareille dinguerie sans raison prémonitoire (dans ma toute dernière en date, le patron d’une Major portant le nom d’une grosse bisbille napoléonienne, me demanda, à genoux et devant tout son personnel interloqué, la permission de le laisser signer Lionel en exclusivité et à vie…).
J’étais sous ma douche, et donc pas encore sur le chemin de la gendarmerie, quand Lionel m’appela. Il venait miraculeusement d’avoir des nouvelles de Simon…
Je lui demandai de me laisser quelques instant afin de me préparer au pire, alla m’asseoir dans un fauteuil, à cause des accoudoirs qui m’empêcheraient éventuellement de tomber plus bas encore :
— Je t’écoute…
— He ben voilà, en fait tout va bien, c’était rien, enfin c’est juste que Simon a eu un gros rhume…
— Pardon ??
— Il a eu un rhume…
— Un rhume ???
— Ben oui, un rhume !
— Mais enfin Lionel, tu te rends bien compte ?? J’allais à la gendarmerie, là, Lionel !! Des centaines de personnes attendent sur ton blog des nouvelles de ton master !!! Je leur ai dit que c’était pour y a déjà quinze jours !!! Et toi tu me parles d’un rhume !!!
Là-dessus, il me raccroche au nez (je vous l’avais dit, il a horreur qu’on monte le ton).
Je vous imagine, là maintenant, éberlués comme je l’ai été : un rhume….
À quoi ça tient, une machine hypersophistiquée, un technicien hyperaupoint, un Simon hyperfeuillupointu… Un microbe de rien du tout dans tout ça et tout est dit : le microbe dans le nez de Simon fait son miel, bouche les conduits, se fabrique là-dedans son abri bien au chaud calfeutré, monte le thermostat, et voilà le Simon fiévreux sourd comme un pot, et du même coup le mastering remis à plus d’une semaine plus tard.
Mais fini le suspens avec vos nerfs : l’événement a eu lieu lundi à 18 h12. Simon a remis LE master à Lionel qui l’a tout de suite placé en lieu sûr.
Et c’est comme ça que depuis ce matin, en ligne ici même et sur le myspace, vous pouvez écouter des titres enfin masterisés.
Et... toute dernière nouvelle en date : j’ai rendez-vous chez Wagram jeudi à 16 h !!!
Je vous tiens au courant. Promis
Quentin







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